La restauration des ailes avant de ma Porsche 912

Malgré l'âge de nos autos et la qualité des métaux employés à l'époque.
Un des points faibles de notre auto favorite, est la corrosion qui peut surgir au niveau des ailes avant.
Cela peut apparaître sur la partie haute de l’aile devant le joint sous le pare brise, ainsi que sur
La partie basse parallèle à la porte.
A vérifier également les parties réceptrices du bloc phare et clignotant.
Cela peut commencer par de légères cloques qui apparaissent sous la peinture, et là le mal est déjà fait.
UNE SEULE SOLUTION : le démontage des ailes, un sablage ou décapage pour bien cerner les zones atteintes, 
puis restaurer les parties abîmées.
Attention, la restauration des ailes demande certaines connaissances en la matière, aussi si vous n’êtes pas un expert au maniement du chalumeau, 
brasure, étamage, confiez cette tâche à un professionnel .Au risque de perdre vos ailes ou les déformer dans le meilleurs des cas. !!!

1/ Le démontage :
*
Préparer le matériel nécessaire, coffret de douilles, tournevis, pince coupante ainsi que plusieurs boites pour y déposer les divers éléments retirés.
*Débrancher votre batterie et retirez-la.
*Déposer le pare choc (penser à déconnecter les antibrouillards si présents).
*Retirer l’optique de phare, puis le bloc clignotant, repérer au besoin vos fils, et profitez en pour vérifier l’état de ceux-ci et de leurs cosses. 
(Fils ou cosses d’époque oxydés = mauvais passage du courant= risque de panne)
*déconnecter le  ou les klaxons.
*Dévisser les 11  boulons le long de l’aile derrière la moquette, puis les 6 boulons  sur la partie verticale sous l’aile le long de la porte.
Laisser 2 ou 3 boulons en place  que vous retirerez au dernier moment.

                                   

                                

Attention il y en a deux, d’accès difficile à la hauteur du rétro bien cachés.
*Débrancher le câble d’ouverture de trappe à essence.

            

* Retirer  la goulotte en plastique autour du bouchon de remplissage en appuyant par-dessous vers l’intérieur + un fil de masse à débrancher.

           
*Dévisser la baguette chromée de bas de caisse qui vient se poser sur le bas de l’aile.

Sous le bloc optique de phare retirer le manchon de liaison en caoutchouc  où passent les fils de phares.
*Retirer les boulons restants afin de déposer l’aile. Prudence coté joint baie de pare brise et de la porte de ne pas endommager ceux-ci.!!!
4 mains seront les bienvenues.
*Bien votre aile est à présent retirée, même procédure pour la suivante avec quelques détails
En moins (trappe à essence...) et votre auto est à présent un peu plus dépouillée.
*Ce qui va nous permettre de revoir le circuit électrique si besoin.

              
Si les tôles de raccord d’ailes sont un peu abîmées il va donc falloir soit les réparer soit  les remplacer.

Dans ce cas vider le réservoir d’essence, débrancher les durites et connexion électrique, dévisser les 3 vis « btr » du pourtour par en haut, retirer celui-ci.  

Dans un premier temps vous pourrez souder, braser, étamer sans soucis, et de cette manière, vous aurez vite retiré tout ce qui reste dans le coffre 
afin de bien vérifier ce que l’on ne fait pas trop souvent.
Constatation des dégâts :
Plusieurs solutions, le sablage afin de retirer les couches successives de produits déposés au fil des années,
ou la brosse métallique rotative sur une perceuse,afin de mettre le métal à nu.

Et là, les surprises peuvent surgir. 

On peut trouver de tout, de la vulgaire choucroute, au mastic en tout genre…
*Même chose sur les parois extérieures de coffre.
*Bien gratter jusqu’à la tôle, et constater les dégâts.
Penser à retirer le joint d’étanchéité du coffre.

*Une fois les dégâts constatés, les petits points de corrosions perforantes, pourront être rebouchés avec de la brasure, ou de l’étain.

  
*Brosser, jusqu’au métal sain, souffler, et ne pas oublier le flux décapant quelque que soit la manière utilisée.    

*Une fois les travaux effectués, passer 2 couches de « Rustol »ou autre stabilisateur de rouille.
*Pour les ailes, mêmes opérations de décapage jusqu’à la tôle nue.

 

 *Selon l’étendue des dégâts, il va falloir, découper des morceaux d’aile et refaire les mêmes à l’identique. D’ou le besoin de confier ce travail
à un professionnel si vous ne l’avez jamais fait.

*Il va y avoir un sérieux travail de patience et de précision, découpage des tôles abîmées, re-fabriquer les mêmes, 
et assembler le tout aux dixièmes prés.
Vu l'ampleur des dégâts il va falloir sabler une bonne partie de l'aile.
Pour cela, il nous faut y voir plus clair.
* Dans un premier temps nous retirons donc ces multiples et  épaisses couches de « blackson » à l'aide d'un décapeur thermique 
et d'un couteau à mastic, 

courage ne fuyons pas c'est long et  fastidieux, mais indispensable !  Puis finissez de nettoyer avec un pinceau, du « white spirit » et un coup de chiffon. Voilà c'est propre, cela nous permet de voir les parties 

où la rouille a commencé son travail .Et encore une fois le ciel nous tombe sur la tête. !!
* Ensuite, nous sablerons aux endroits voulus (cette étape est absolument nécessaire car le sablage a énormément de mal a décaper le « blackson »).

 

Présenter le nouveau support arrière de l'aile dans sa position exacte.


Tracer le galbe de l'aile sur la partie extérieure.
Soigner cette opération, le galbe doit être absolument identique à celui d'origine.
Puis, découper selon le tracé en vous tenant 1mm derrière le trait pour laisser la place au rabat de la tôle extérieure
(pour cela on utilise toujours la bonne vieille cisaille à tôle).


Voilà le résultat !
N'hésitez pas à finir votre arête avec une petite lime et de la toile émeri.
Tracer sur l’intérieur de l’aile la partie à remplacer.

 
N’hésitez pas à décaper la peinture sur une grande largeur vers l’extérieur de la découpe de l’aile.

 

En vue de maintenir la pointe arrière de l’aile, il nous faut fabriquer et souder un renfort sur l’extérieur, cela nous évitera de rechercher 
la position exacte de la pointe après changement du nouveau bandeau.

 
N’ayez pas peur, allez-y couper par l’intérieur.
 
Voilà la partie malade supprimée.

A l’aide d’une lime, ébarbez le surplus de métal  tout autour de la découpe. Remarquez que nous avons gardé la partie plate où vient se fixer
l’aile sur la pièce en haut, ainsi que la partie qui correspond au pointage bas du renfort de l’aile.
A l’aide de toile émeri, poncez la peinture d’apprêt sur une largeur de 2 cm autour de votre découpe.

 
Traitez le pour tour de la découpe avec une peinture spéciale qui nous permettra de souder par-dessus.


Aplatissez la pièce que nous avons découpée, positionnez la sur la tôle neuve puis tracez.

 
Découper votre pièce tout en calculant le surplus pour le soyage de la tôle, avec notre pince, nous laissons 11mm de plus sur le pourtour.

 

Puis allez-y ! Soyez la tôle avant de la galber bien sûr.

Positionner du mieux que possible votre tôle tout en lui donnant le galbe définitif.
 

Une fois que le galbe vous semble correct, soit vous la soudez par point a l'aide d'une pointeuse, soit vous la soudez par bouchonnage
à l'aide d'un semi auto.
Pour cela nous poinçonnons notre tôle avec la poinçonneuse
(à ce sujet cette pince qui a une tête amovible, 1 côté pour soyer, 1 pour poinçonner provient de chez « Facom » réf: CAD10

 
        

Repositionnez votre tôle puis souder, voilà le résultat.

 

N’hésitez pas à traiter votre tôle avant de souder le renfort toujours à l'aide de notre peinture spéciale.

 

Positionner le renfort (ça prend forme!)

Toujours à l’aide de la cisaille coupez une bonne partie du surplus de tôle en laissant dépasser d’environ 2cm.

Puis pincez le renfort correctement positionné et soudé.


A l’aide d’une disqueuse et d’un disque souple (grain 60), disquez les petites protubérances des points de soudure sur l’extérieur de l’aile.


Faites de même sur les points de soudure intérieurs mais cette fois avec un petit disque à tronçonner.
Les points de soudure doivent devenir parfaitement plats pour que le rabat soit le plus plat possible.


Tracez votre trait de découpe de rabat à 1 cm du bord.


Découpez toujours avec la cisaille à tôle. A présent nous pouvons rabattre la tôle.

                   
Rabattez bien votre tôle en plusieurs étapes à l’aide d’un marteau et d’un tas. Voilà un aperçu sur l’intérieur et l’extérieur.


Il est temps de positionner notre aile brute de réparation sur le véhicule. Vous pouvez boulonner une vis sur 2 sur la longueur
mais toutes les vis sur la hauteur sont préférables.
 Sur cette photo, on distingue bien que la pointe de notre aile est trop haute et que notre aile est un peu trop rentrée sur la moitié de sa hauteur.
Il va falloir remodeler tout cela à l’établi puis repositionner l’aile sur le véhicule jusqu’à ce que la forme nous convienne.



Maintenant que notre renfort est soudé sur l'aile, vous pouvez renforcer les soudures de celui-ci, puisque nous l'avions simplement pointé!

 

Nous procédons maintenant à la remise en état de la fixation haute de l'aile. Comme d'habitude tracer la partie à remplacer puis découper.
Prenez les côtes sur l'aile de la pièce à fabriquer puis découper la dans la tôle neuve.


Positionner la pièce et souder.

 

Meuler la soudure avec un disque dur sur les parties verticales et avec un disque souple sur la partie horizontale donc sur l'arête haute de l'aile ,
en clair… allez-y doucement.


Repercer les trous de fixations de l'aile (13cm entre chaque trou) puis refermer les ouvertures carrées qui permettent le passage de l'agrafe.
 

 Vérifier votre travail en repositionnant l'aile sur le véhicule puis boulonner le tout.

 

Nous passons maintenant à la remise en état de notre bloc clignotant celui-là ayant été réparé à maintes reprises 
nous n'avons pas la choix il faut dépointer.

Après avoir dépointé le bloc clignotant on distingue bien mieux les parties à sabler.
Vous l'avez compris ,il faut remodeler notre bloc clignotant, le refixer sur la partie de l'aile comme à l'origine.
Vous pouvez à présent envoyer votre aile en carrosserie, pour traitement, mastic, apprêt, peinture et tout remonter avec patience, 
mais n'ayez crainte tout arrive ... 

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Le réservoir démonté fera l’objet d’une attention particulière : étanchéité, traces de rouille, remise en état…

   
Il est nécessaire de bien retirer les couches successives de goudron, et autres, puis de le traiter au « rustoll », et de lui apporter 2 couches

de peinture spéciale pour lui redonner son aspect et qualité d’origine.
Pensez à vérifier et remplacer au besoin le manchon de liaison réservoir /goulotte de remplissage, ainsi que les différentes durites.

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 * Profitons-en que tout soit mis à jour pour contrôler le circuit électrique alimentant les optiques de phare, clignotants, antibrouillards et klaxons.
Force est de constater que les câblages d’époque sont très raides, oxydés, fendus, voire même dénudés et les cosses tenant à peine.

 

Il est bon de prévoir dans ces cas-là une réparation de ce circuit.
Pour ce faire, se munir des câbles de différents diamètres et couleurs afin de réaliser des lignes droite/gauche identiques.

Prévoir fer à souder, étain en bobine, flux décapant, afin de pouvoir déposer un peu d’étain sur les liaisons fils/cosses, du ruban de câblage adhésif.

         

  

Bien repérer ces fils et respecter leur longueur lors de leur remplacement.
 Une fois ceci effectué nous voilà assurés de n’avoir rien laissé au hasard.
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