La conduite d'une Porsche 912
Bien que
différente de par sa mécanique par rapport à une 911
de la
même époque, une Porsche 912,
se conduit, pratiquement de la même
manière.
Maintenant vous le savez, ce sont deux autos quasi identiques, quelques
chevaux
seulement les différencient, et le bruit qui diffère,
mais croyez moi,
un bon 1700cm3,
alimenté par deux gros Weber 40, avec ce qui va avec, c'est
déjà bon
pour vos oreilles!!
Ceci dit, il ne faut
pas oublier que ces autos
ont un peu de caractère!
Et au début, ce sont plutôt elles qui vous
conduisent
que l'inverse, à vive allure bien sûr !!
Tout d'abord, depuis la première auto de la marque, jusqu’à celles de
nos jours,
le contact est à gauche du volant.
Il semblerait
que cette tradition
remonte au temps où les mécaniciens en compétition, n’aient pas à
monter dans
l'auto pour la démarrer,
donc, gain de temps.
On s'installe dans la 912, siège bien réglé (c'est valable pour toute
auto)sauf
que je préfère avec cette auto, avoir les coudes pratiquement à 90°,
les jambes
un poil allongées, le dessous des cuisses bien posé sur le siège, le
dos
légèrement appuyé en arrière.
Contact.Sans toucher aucune pédale et hop,
ça tourne.
L'aiguille du compte tours ne doit pas dépasser les 1000 tours maxi au
ralenti,
on laisse quelques minutes ronronner,
le temps de s'attacher, et
vérifier que
tout est ok, autour de vous, et sur les différentes commandes.
Puis en route, ATTENTION, à la boite. La
1ere.est en bas
contre votre genoux droit, oui oui!!
On tape
presque dedans. (Et la
marche arrière juste en face).
C’est ok, pas la peine de tirer comme un
malade
et à l’étape suivante il faut accrocher la seconde,
pour les débutants
c'est pas
facile(aie les oreilles)mais avec un peu de doigté et de feeling,
vous
laissez
glisser en remontant vers le point mort, puis léger mouvement pour
accompagner
le levier sur la droite en haut est bon,
là vous passez le rapport
suivant
entre 3500 et 4000 trs/mn.(la mécanique n'est pas encore en
température)puis la
3ème, là pas de soucis, ni pour les suivantes...
Quelques kilomètres plus loin, vous trouvez, une route de campagne
comme on les
aime bien, vous vous y engagez,
et c'est parti pour quelques minutes de
bonheur!!! Re ATTENTION,
on
est dans une
912,
et les pièces sont pratiquement introuvables ou très onéreuses,
donc pas de
folie sur ces routes ouvertes où vous allez croiser de tout,
et ce n'est
pas le but !!
L'espace que l'on a dans l’auto est bien étudié, le capot long
plongeant
procure un sensation de vide,
hormis le prolongement des deux ailes
avants.
Légère sensation d'être les fesses par terre.
On enchaine les virages
,l'auto
,bien suspendue, colle au sol, même avec des Fuchs en 4,5 et là ne
jamais
oublier la règle de base
qui s'appliquait aux 911,et donc aux 912 :il
faut
arriver sur les freins en entrée de courbe pour préserver un pouvoir
directionnel
et ré accélérer une fois l'auto inscrite. Ainsi, l’auto
commence
tout d'abord à sous-virer et une fois que le transfert de masse
s'effectue
vers
l'arrière où le poids est plus important, il faut contre -braquer juste
ce
qu'il faut et mettre un coup de gaz seulement quand elle est en ligne.
Avec un
peu d'habitude cela se fait bien et devient un vrai régal.
Bien sûr, à chacun sa façon
de conduire, et je ne me permets
pas de juger
toute autre méthode de piloter.
On enroule donc virages, après virages, pas
besoin de trop jouer de la
boîte, celle -ci bien étagée, et un moteur très coupleux,
permettent
des
reprises même à bas régime. Petit bout de ligne droite, on tire un peu,
3500..4000..4500..5000..bien
on se calme!!
ça grimpe encore, mais notre bonne 912 a
40 ans et
on ne lui en veut pas! Le bruit du moteur se veut un tantinet
rauque,
ce qui n'est pas pour déplaire, sauf à mon réservoir d'essence.
Vous l'avez sûrement deviné, elle se conduit avec le frein et
l'accélérateur.
On entre donc dans les virages pied levé , puis on laisse le train
arrière
amorcer une légère dérive que l'on contrôle à l'accélérateur
et au
volant
jusqu'à ce que la sortie du virage soit visible, pour remettre les gaz.
Allez on rentre !! Petite descente pour tester le freinage, qui avec
ses 4
disques et étriers double pistons est assez efficace
et
fait bien son boulot,
bien aidé par le poids de l'auto.
Retour à la maison, arrêt moteur après 1 minute au ralenti, et on
s'apprête à vérifier
que tout est ok autour de l'auto,
et dans le compartiment moteur.
RESUME
: un pur moment de bonheur, où
l'on ne conduit pas une 912,
mais où on la
PILOTE,
comme ses grandes sœurs !!!
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